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La Fresque du Numérique : un outil incontournable pour les sociétés de conseil tech

Temps de lecture : 6 minutes

Mettre en place une Fresque du Numérique dans une ESN, est-ce contre-intuitif ? Au sein de nos équipes, Audrey, Eva, Floriane, Antoine, Michaël et Thagshayini ont répondu à l’appel de la fresque et se sont portés volontaires pour se former à la Fresque du Numérique, et animer régulièrement des sessions en interne. Depuis Octobre 2023, nos collaboratrices et collaborateurs sont donc formés à la Fresque du Numérique, un outil indispensable dans leur métier de conseil.

Audrey, Eva, Floriane, Antoine, Michaël et Thagshayini se sont portés volontaires pour se former à la Fresque du Numérique. Dans cet article, nous verrons leurs motivations, leur parcours pour se former et leur retour sur cet exercice.

Pourquoi se former pour animer la Fresque du numérique ? On constate chez chacune et chacun l’envie de sensibiliser : pour Audrey, les produits technologiques sont à l’image de celles et ceux qui les conçoivent, et donc les pros de la tech ont un rôle à jour pour construire un futur souhaitable. Une ESN d’envergure comme Devoteam est donc un environnement idéal pour déployer la Fresque du Numérique. Antoine, ingénieur Cloud spécialisé dans la Data, considère pour sa part les enjeux écologiques soulevés par la mise en œuvre de systèmes d’IA et de machine learning. Être animateur de la Fresque du Numérique lui permet de participer à son échelle à une dynamique de sensibilisation sur les conséquences systémiques des technologies du numérique.

Toutes et tous, prescripteurs du numérique à divers degrés, ressentent donc ce besoin de sensibiliser. Pour Eva, la Fresque permet de faire cela grâce à l’intelligence collective où les participantes et participants peuvent s’approprier les messages clés portés par la Fresque.

Michaël, pour sa part, ressent le besoin de prendre en compte les sujets de sobriété numérique dans son travail d’architecte Cloud, pour ensuite mieux accompagner ses clients dans l’adoption des bonnes pratiques.

Le parcours des fresqueurs

Comment passer de l’envie de sensibiliser à l’animation de la Fresque ? C’est un parcours long et qui demande de l’engagement. Première étape pour poser les bases, participer à une Fresque du Climat et à une Fresque du Numérique.

Puis, se former avec le MOOC de l’INRIA sur les Impacts environnementaux du numérique, très complet au vu de l’ensemble des ressources proposées. Après ces prérequis, la formation à l’animation des deux Fresques peut commencer : l’objectif est de donner aux animateurs et animatrices les clés pour être autonomes dans leur rôle de facilitateurs / facilitatrices. Enfin, chaque animatrice et animateur devra animer deux Fresques du Numérique et une Fresque du Climat, en étant coaché par une formatrice. Pour les consultantes et consultants en mission, l’ensemble du parcours a duré environ un an. Cela peut paraître long, mais comme l’explique Eva, les futurs animateurs de la Fresque sont bien accompagnés :

« L’accompagnement est enrichissant et rassurant. Lors du premier coaching, on se sent rassuré d’avoir quelqu’un qui nous suit, nous conseille et sur qui l’on peut compter. De même avec nos collègues – c’est toujours chouette de pouvoir compter sur eux et de dire que nous sommes ensemble. L’association nous accompagne avant, pendant et après chaque animation de la Fresque, ce qui nous permet de bien cibler les enjeux et objectifs de façon personnalisée.« 

Les challenges de l’animation de la Fresque

Savoir gérer différentes situations et personnalités, cadrer les groupes, ne pas tenter de convaincre : l’animation de la Fresque présente de nombreux challenges, avec lesquels on sera plus à l’aise avec l’expérience. Comme l’explique Audrey :

“En tant qu’animateur nous sommes des facilitateurs afin que les participants et participantes ressortent de l’atelier avec les messages clés de la Fresque. Nous sommes présents pour stimuler l’intelligence collective du groupe. Celui-ci doit donc être actif et ne pas écouter passivement les informations partagées: c’est notre rôle de faire en sorte que chacun puisse s’exprimer.”

Un point de vue complété par celui de Michaël, pour qui le rôle de facilitateur demande d’avoir du recul sur les concepts présentés afin d’appréhender des logiques différentes de la sienne :

« On se retrouve face à un public qui a un niveau très hétérogène sur le sujet et même des convictions personnelles. Nous devons aider les participants afin qu’ils construisent leur Fresque tout en recevant les messages de la Fresque.« 

Pour autant, les animateurs ne sont pas livrés à eux-mêmes lors des premières fresques : il y a une session de coaching avant et après la Fresque, et on peut aussi demander aux coachs de ne pas intervenir directement durant la Fresque. Nous évoquions plus haut la diversité du public, et l’expérience nous a montré qu’on obtient de meilleurs résultats en mélangeant des collaborateurs et collaboratrices qui sont là depuis plus longtemps avec des nouveaux arrivants : on s’assure ainsi d’avoir des participants qui ont déjà vécu les valeurs de l’entreprise.

La Fresque inclut aussi des moments de création, et selon les personnes, toutes ne seront pas sensibles à la même méthode d’apprentissage : si tout le monde peut restituer assez facilement les informations données, certains se sentent plus démunis quand il faut titrer sa Fresque et choisir les messages. Mais on constate une complémentarité, ceux qui sont timides sur la première partie (compréhension des enjeux) s’illustrent généralement sur la deuxième partie (créativité), ce qui permet aux autres de renforcer leur compréhension des messages. La partie créativité s’oriente souvent vers un débat centré sur les informations phares que les participants ont retenu et celles qu’ils veulent mettre en avant. À la fin des deux étapes, toutes et tous sont censés avoir intégré les messages clés quel que soit leur canal de communication.

Après la Fresque, quelles actions ?

La dernière étape de la Fresque consiste à envisager les actions à mettre en place pour limiter, ou réduire, les impacts environnementaux du numérique à l’échelle de chaque participante et participant. Les animateurs essaient donc d’orienter l’auditoire vers des actions envisageables au sein de l’entreprise, ou chez en mission chez leurs clients. C’est très bien accueilli, car chacun peut se projeter et ne pas se sentir impuissant face à un phénomène global. Certains trouvent aussi naturellement des actions à faire à titre personnel, cependant tout le monde ne sera pas réceptif au message de la même manière. On prend soin aussi d’accompagner les émotions, pour éviter de créer un sentiment d’éco-anxiété : certains vivent parfois une submersion d’émotions, et la phase d’expression est plus qu’utile afin de ne pas les laisser seuls face à leur anxiété.

Parmi les actions mises en avant par les collaborateurs, les plus fréquemment citées sont l’écoconception des services numériques (bonnes pratiques), l’allongement de la durée de vie des équipements (réparation, recyclage, seconde main), et la mutualisation du matériel, qu’il soit personnel ou professionnel. Nous avons également développé un GameDay GreenOps, qui vise à sensibiliser les professionnels de l’IT à réduire l’usage des ressources en adaptant le niveau de service aux usages. Le Gameday prend aussi en compte les différences d’impact environnemental d’une région à l’autre. Contrairement aux approches FinOps, le coût total n’est ici pas le bon indicateur : une entreprise qui veut minimiser son impact environnemental peut donc potentiellement avoir une infra à iso fonctionnalités qui lui coûte plus cher ce qui semble contre intuitif.

Conclusion

La Fresque est avant un outil de sensibilisation, elle permet d’engager un dialogue, de susciter une réflexion sur les usages responsables du numérique. C’est dans cette optique que nous proposons aussi l’animation de la Fresque chez nos clients, conjointement avec des actions d’accompagnement autour de l’écoconception et du Green Ops.

A l’heure où la GenAI se développe à une vitesse folle, avec potentiellement une aggravation de l’empreinte carbone du numérique (sur ce sujet, lire également cette analyse de Jancovici), il est important d’accompagner nos clients vers un usage raisonné de ces technologies. Par ailleurs, la mise en application de lois françaises ou européennes comme la loi REEN ou la CRSD vont obliger les organisations à se mettre en conformité. Changer aujourd’hui les usages pour réduire les impacts du numérique permettra donc d’anticiper le choc d’une mise en place tardive.



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